L’UPA souscrit aux constatations de la Commission du BAPE

Longueuil, le 3 mai 2000 – « Pour l’essentiel, nous sommes d’accord avec les constatations auxquelles en arrive la Commission de la gestion sur l’eau au Québec concernant le secteur agricole ».







L’UPA ne peut qu’être d’accord par ailleurs avec la recommandation de la Commission qui préconise « un appui accru au milieu agricole pour contrer la pollution ponctuelle et diffuse ».


Telle est la réaction préliminaire qu’a exprimée, cet après-midi, le président général de l’UPA, M. Laurent Pellerin, à la suite de la conférence de presse du BAPE, qui rendait public le rapport de la Commission sur la gestion de l’eau au Québec.

« À l’instar de la Commission, de dire le président de l’UPA, nous souscrivons à l’idée d’en arriver à mieux intégrer les objectifs de production agricole et ceux de protection de l’environnement, privilégiant pour ce faire une approche de responsabilisation que la Commission reconnaît d’ailleurs comme toujours nécessaire ».

Pour étayer ses propos, M. Pellerin a rappelé que l’Union et ses 45 000 membres sont déjà engagés sur la voie d’une telle réalisation, comme en fait foi la stratégie agroenvironnementale qu’ils ont mise de l’avant, « preuve, souligne-t-il, que le secteur agricole investit temps, argent et efforts en agroenvironnement ».

Pour le président de l’UPA, cette stratégie et le portrait agroenvironnemental qui en a découlé « nous offrent justement l’occasion d’un excellent départ pour faire le point sur nos politiques agricoles, une occasion aussi pour mieux adapter la réglementation et les programmes d’appui à l’agriculture, le tout dans une perspective intégrée, tout comme le suggère la Commission ».

L’UPA ne peut qu’être d’accord par ailleurs avec la recommandation de la Commission qui préconise « un appui accru au milieu agricole pour contrer la pollution ponctuelle et diffuse », une revendication de longue date du secteur agricole, qui a toujours clamé que l’agriculture était le parent pauvre du soutien de l’État à l’assainissement des eaux .

Rappelons que seulement 86 millions ont été consacrés à l’assainissement des eaux du secteur agricole, comparativement à quelque dix milliards pour le secteur urbain. C’est peu dans la perspective où la Commission a tenu à souligner le fait que la pollution diffuse est un « phénomène à long terme, lent à se manifester, difficile à juguler et très coûteux à corriger ».

Quant à la « conditionnalité environnementale » des subventions de l’État, recommandation mise de l’avant par la Commission, l’UPA se dit prête à considérer ce principe dans la mesure où son introduction se fasse graduellement et où l’on dispose aussi, de façon accessible, des techniques et des équipements qui permettront l’atteinte des objectifs environnementaux recherchés.

Relativement à la gestion des eaux par bassin versant, l’UPA est a priori favorable à une telle éventualité, adepte qu’elle est des solutions qui favorisent la concertation. Soulignant que cette façon de faire est déjà utilisée dans certaines régions du Québec, M. Pellerin a mentionné que si l’État devait opter pour cette approche, certaines conditions devraient toutefois s’appliquer, notamment que les producteurs agricoles soient bien représentés dans les structures à venir et que les décisions soient prises par voie de consensus.

Quant au principe pollueur-payeur, « nous croyons qu’il serait prématuré, voire injuste, d’appliquer un tel principe au secteur agricole tant que la nécessaire part des investissements publics destinés à l’assainissement agricole n’aura pas été complétée », de conclure le président de l’UPA, ajoutant que la Commission a elle-même insisté par ailleurs sur les limites bien réelles de telles approches coercitives, prétextant « entre autres, le grand nombre de producteurs agricoles ».

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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