Ottawa dépensera plus pour surveiller et retracer les cas de vaches folles

Ottawa (Ontario), 9 janvier 2004 – Le gouvernement du Canada a annoncé le financement de mesures améliorées d’identification, de suivi et de retraçage, ainsi que d’intensification de la surveillance et des épreuves liées à l’ESB.

« Ces mesures feront fond sur ce qui constitue déjà l’un des plus solides systèmes d’assurance de la salubrité des aliments dans le monde, a déclaré le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Bob Speller. Cette décision atteste l’engagement de notre gouvernement à régler la question de l’ESB et à soutenir l’industrie canadienne. »

« Le Canada a déjà adopté une série de mesures rigoureuses pour réduire les risques entourant l’ESB, a déclaré le ministre de la Santé, M. Pierre Pettigrew. Les consommateurs peuvent avoir une confiance dans la sûreté du boeuf canadien. »

L’investissement dans les nouvelles mesures est comme suit :

  • Renforcer les activités d’application des règlements associés à l’actuel système d’identification des bovins et pour relever la fréquence des épreuves relatives à l’ESB, qui passera d’au moins 8 000 animaux éprouvés au cours de la première année à 30 000 animaux et plus par année;
  • Accélérer la mise au point d’un programme plus exhaustif d’identification des bovins faisant appel à de nouvelles technologies et intégrant des approches de certains de nos partenaires commerciaux et de programmes existants au cours des deux prochaines années;
  • Augmenter la capacité de Santé Canada à répondre à l’ESB.

    Au total, 92,1 millions de dollars sur cinq ans ont été approuvés et seront investis dans la mise en oeuvre de toutes ces mesures.

    Le gouvernement continuera à consulter fréquemment les représentants des provinces, des territoires, du secteur et des États-Unis durant la mise en oeuvre de ces mesures.

    Le ministre Speller a déclaré que ces améliorations renforceront davantage la confiance que le public place dans les produits bovins canadiens au Canada et à l’étranger. Il a aussi annoncé qu’il dirigerait une mission commerciale en Asie du Sud-Est la semaine prochaine. Il sera accompagné de membres du secteur bovin canadien et rencontrera le ministre de l’Agriculture et de la Foresterie de la Corée du Sud, M. Huh Sang-man, et le ministre de l’Agriculture, des Pêches et de la Foresterie du Japon, M. Yoshiyuki Kamei.

    « Nous nous entretiendrons avec la Corée du Sud et le Japon pour sonder leurs positions concernant l’actuelle situation de l’ESB en Amérique du Nord et pour connaître ce qu’ils considèrent comme des facteurs déterminants qu’il faudra prendre en charge avant qu’ils ne rouvrent leurs frontières au boeuf canadien, a déclaré M. Speller. Bien entendu, nous insisterons sur le message selon lesquels toutes les évaluations scientifiques du risque prouvent à ce jour que les risques d’ESB sont extrêmement faibles chez les bovins canadiens et que la science autoriserait la reprise du commerce du boeuf. »

    M. Speller mettra fin à sa visite en Corée du Sud et au Japon en se rendant à Washington D.C. pour une réunion bilatérale le 15 janvier avec le secrétaire à l’Agriculture du Mexique, M. Javier Usabiaga. Il rencontrera tant le ministre Usabiaga que la secrétaire à l’Agriculture des États-Unis, Mme Ann Veneman, le 16 janvier. Lors de ces réunions à Washington D.C., M. Speller réexaminera les plus récentes données sur la situation de l’ESB en Amérique du Nord et insistera encore sur la nécessité d’une approche nord-américaine coordonnée face à l’ESB, dans un secteur intégré à l’échelle du continent. De plus, M. Speller fera valoir la nécessité d’une réouverture en temps opportun de la frontière américaine aux animaux canadiens vivants et à d’autres produits à faible risque.

    Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

    Agriculture Canada
    http://Aceis.AGR.CA/

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