Prévisions du revenu agricole des provinces en 2001

Ottawa (Ontario), 23 juillet 2001 – En 2001, le revenu net réalisé au Canada devrait être supérieur à celui de l’année antérieure et à la moyenne quinquennale (1996-2000), puisque les recettes commerciales supérieures et les paiements de programme excèdent amplement l’augmentation des frais d’exploitation et les charges d’amortissement.

Sommaire

En 2001, les recettes agricoles canadiennes tirées des récoltes devraient augmenter pour atteindre un niveau comparable à celui de la moyenne quinquennale de 1996 à 2000.

Les recettes tirées du bétail atteindront des niveaux sans précédent.

Les paiements de programme devraient atteindre des niveaux presque sans précédent.

Les frais d’exploitation et les charges d’amortissement devraient continuer à augmenter.

Le revenu net réalisé au Canada devrait être supérieur, en 2001, à celui de 2000 et à sa moyenne quinquennale.

Si la situation globale du revenu agricole s’améliore, celle de chaque exploitation peut varier considérablement en raison des produits, du temps qu’il fait dans la région et de nombreux autres facteurs. Cela est particulièrement vrai pour les producteurs de céréales et d’oléagineux qui ont connu, ces dernières années, des prix défavorables.

En raison de la météo générale jusqu’à ce jour dans la saison de végétation 2001, dans certaines parties de l’Alberta et de la Saskatchewan, on a corrigé les rendements pour tenir compte des dégâts irréversibles aux cultures. Les prévisions supposent que pour le reste de la saison, le temps qu’il fait sera normal. Si, dans les deux provinces, les pluies ne tombent pas au moment opportun, les récoltes pourraient être considérablement inférieures aux prévisions.

Faits saillants

En 2001, le revenu net réalisé au Canada devrait être supérieur à celui de l’année antérieure et à la moyenne quinquennale (1996-2000), puisque les recettes commerciales supérieures et les paiements de programme excèdent amplement l’augmentation des frais d’exploitation et les charges d’amortissement.

En 2001, les recettes tirées des récoltes devraient atteindre un niveau comparable à la moyenne quinquennale, en raison de l’amélioration des prix des céréales et des oléagineux, sauf du soja. Les prix supérieurs reflètent la compression de l’offre mondiale et la faiblesse du dollar canadien. Les recettes tirées de la pomme de terre devraient baisser en 2001, par suite des prix inférieurs commandés par la récolte exceptionnelle de l’automne dernier, à l’échelle de l’Amérique du Nord, et par suite des problèmes dus à la galle verruqueuse dans l’Île-du-Prince-Édouard. Les recettes tirées du bétail devraient augmenter, puisque celles qu’on tire des porcins et des bovins continuent d’être généralement fermes, grâce à la combinaison des mises en marché et des prix. Les prix des produits sont soutenus par une forte demande, la baisse de l’offre et la faiblesse du dollar canadien. Les recettes tirées des produits soumis à la gestion de l’offre devraient continuer à augmenter en 2001.

Les paiements de programme devraient aussi augmenter en 2001, en raison du paiement unique versé en vertu du plan d’aide d’urgence annoncé en mars 2001, ainsi que des versements supérieurs de l’assurance-récolte et de l’aide aux agriculteurs en cas de catastrophe liée au revenu agricole.

Les frais d’exploitation devraient augmenter principalement en raison de la majoration du prix des carburants (et combustibles) ainsi que des engrais (+ 10 et + 33 %, respectivement). Le prix élevé du gaz naturel et la faible capacité de production d’engrais expliquent la forte hausse du prix des engrais. Les achats de bétail et les aliments industriels du bétail sont deux autres postes importants de dépenses qui devraient augmenter sensiblement en 2001, en raison des prix supérieurs des bovins et des porcs d’engraissement et des prix des céréales fourragères en augmentation.

À l’échelle des provinces, les recettes tirées des récoltes de 2001 devraient, dans les Prairies, rester légèrement inférieures à la moyenne quinquennale. Les recettes tirées du bétail devraient être supérieures à la moyenne dans toutes les provinces. Les paiements de programme devraient être sensiblement plus élevés que la moyenne dans l’Île-du-Prince-Édouard, en Ontario et dans les provinces des Prairies.

En 2001, le revenu net réalisé devrait excéder celui de 2000 dans toutes les provinces sauf l’Île-du-Prince-Édouard. On s’attend aux hausses les plus considérables dans les provinces des Prairies. Le revenu net réalisé devrait être inférieur à la moyenne quinquennale uniquement à Terre-Neuve et dans l’Île-du-Prince-Édouard.

PUBLICATION

Les prévisions des recettes, des dépenses et des revenus par province, mais sans ventilation par article, seront également accessibles au public, dans l’actualisation électronique de juillet 2001 de Revenu agricole, situation financière et aide gouvernementale : recueil de données.

NOTES

Les prévisions des revenus agricoles ont été préparées par le Ministère, avec la collaboration des provinces. Elles reflètent l’information et les politiques en vigueur en juin 2001. Le Ministère est chargé de préparer des prévisions préliminaires, à partir d’un ensemble d’hypothèses sur les quantités et les prix, de consulter les provinces pour obtenir leurs données, puis, de former un consensus sur les prévisions et sur sa divulgation au public.

Le REVENU MONÉTAIRE NET mesure les liquidités des entreprises agricoles (revenus bruts moins frais d’exploitation) engendrées par la production de biens agricoles. Il représente les disponibilités monétaires pour le remboursement des dettes, l’investissement ou les retraits par le propriétaire. Le REVENU NET RÉALISÉ mesure les flux financiers, tant monétaires (revenus en espèces) que non monétaires (amortissement et revenus en espèces) des entreprises agricoles. Il représente le revenu agricole net d’une année donnée, sans égard à l’année de production des biens agricoles. Le REVENU NET TOTAL mesure les flux financiers et les variations des stocks des entreprises agricoles. Il chiffre la production économique agricole au cours de l’année de production des biens agricoles. Il représente le rendement des capitaux propres du propriétaire, le travail non rémunéré, l’administration et les risques.

Bien que les prévisions soient présentées sous la forme d’un nombre unique, ce dernier se trouve à être la médiane d’une fourchette de prévisions ou d’un intervalle de confiance implicites. Une variation mineure des encaissements ou des décaissements peut avoir des répercussions sensibles sur les niveaux de revenus nets. Par exemple, une augmentation de 2 % des recettes monétaires agricoles de 30 milliards de dollars entraînerait une augmentation de 30 % du revenu net réalisé de 2 milliards de dollars.

Les paiements du Compte de stabilisation du revenu net (CSRN) représentent uniquement les retraits des producteurs du fonds 2 (celui de l’État). L’accumulation considérable dans le fonds 1 (celui des producteurs) et les montants autorisés mais non retirés du fonds 2 ne sont pas inclus. Le programme est conçu en fonction des revenus individuels et tient compte de l’ensemble de l’exploitation. Les producteurs ne sont pas tenus de retirer de leur compte les montants autorisés.

L’année de référence (2000) correspond aux estimations publiées par Statistique Canada, le 28 mai 2001. La moyenne quinquennale 1996-2000 couvre un intervalle dans lequel la plupart des secteurs agricoles ont eu un rendement satisfaisant, plus particulièrement dans les premières années de la période. Les recettes tirées des récoltes ont grimpé à un niveau inégalé en 1997, pour ensuite commencer à baisser en 1998. Les recettes tirées du bétail, animées par le secteur des bovins et des porcins, ont conservé une tendance à la hausse au cours de la période quinquennale.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Statistiques Canada

http://www.statcan.ca/

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