Rapport Coulombe : les producteurs de porcs saluent le travail et voient d’un bon oeil ses conclusions

Longueuil (Québec), 14 mars 2008 – Les producteurs de porcs et leur représentant, la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ), voient d’un bon oeil les conclusions tirées de l’avis de monsieur Guy Coulombe au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, monsieur Laurent Lessard, sur l’avenir de l’industrie porcine québécoise.

« Monsieur Coulombe a très bien évalué le portrait de la situation et sesenjeux. Les producteurs de porcs du Québec y retrouvent d’ailleurs plusieurspistes de convergence avec leur propre vision de l’avenir de la production.Monsieur Coulombe a mis l’accent sur la nécessité d’un partenariatproducteur-transformateur avec laquelle nous sommes tout à fait d’accord »,estime monsieur Jean-Guy Vincent, président de la FPPQ.

La fin des travaux de monsieur Coulombe ne signifie en rien l’arrêt desdiscussions. « Les pistes soulevées par monsieur Coulombe serviront assurémentà la poursuite des discussions avec nos partenaires de l’industrie. Noussommes confiants que les acteurs de la filière porcine ont la réussite del’industrie à coeur. Nous sommes aussi certains que tous reconnaissent, commemonsieur Coulombe, la situation précaire dans laquelle se trouvent lesproducteurs actuellement. Pour assurer un avenir à la production, il faut quetous les maillons de la chaîne, petits et grands, y trouvent une source derevenu acceptable », ajoute-t-il.

Compte tenu de la période de crise sévère dans laquelle est plongéel’industrie porcine québécoise, à commencer par les producteurs de porcseux-mêmes à la source, monsieur Coulombe a reconnu d’emblée l’importance pourles transformateurs de reconnaître aussi cet état de situation. Il noteégalement que les producteurs de porcs ont un rôle de base à jouer, encollaboration avec les transformateurs et les abattoirs, afin de biendesservir les nouveaux marchés.

« Depuis plusieurs mois, les producteurs de porcs du Québec font face àune crise sans précédent. A travers cette période difficile, ils se sontretroussé les manches et ont procédé à une réflexion et ont produit un plan derelance de l’industrie valable pour tous les acteurs de la filière porcinequébécoise », explique monsieur Vincent.

La Loi sur la mise en marché des produits agricoles est un outilpermettant aux producteurs, de toutes tailles, de négocier sur un terrain égalet de pouvoir tirer un prix équitable, juste pour tous les producteurs.Comment 4 000 producteurs de porcs pourraient-ils négocier individuellement,d’égal à égal, avec 6 acheteurs (transformateurs) des contrats équitables etqui rapportent un prix juste aux producteurs? Les producteurs de porcs duQuébec croient encore que leur outil de mise en marché leur sert à négocieréquitablement.

La FPPQ est consciente que rien n’est parfait. Mais malgré tout, ellecroit que cette loi permet une flexibilité et peut s’adapter. Il s’agit dediscuter avec nos partenaires d’affaires et de trouver les moyens quisatisferont tous les acteurs. D’ailleurs, toutes les propositions sur la quêtede nouveaux marchés lucratifs et distinctifs, pourront être mises en placedans le cadre même de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles. Ace titre, les conventions peuvent être modifiées et adaptées au besoin etselon les exigences identifiées des acheteurs.

Monsieur Coulombe a établi les bases d’un travail à finir. « Nous lui ensommes reconnaissants et maintenant, il nous appartient de tirer profit de sonavis et d’aller de l’avant avec nos partenaires et de développer ensemble lesnouvelles bases d’affaires », a indiqué le président.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Le Porc du Québec
http://www.leporcduquebec.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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