Taux d’inflation annuel de 1,5% en février au Canada

Ottawa (Ontario), 21 mars 2002 – En février, les consommateurs ont payé 1,5 % de plus qu’ils ne l’avaient fait en février 2001 pour les biens et les services compris dans le panier de l’Indice des prix à la consommation (IPC). Cette hausse de l’indice sur 12 mois (1992=100) est comparable à celle de janvier, qui était de 1,3 %. En février, le niveau de l’indice (116,9) était encore inférieur au sommet de juin 2001 (117,5), ce qui indique que les prix à la consommation ont été, dans l’ensemble, moins élevés en février qu’en juin 2001. L’indice d’ensemble sans l’énergie a progressé de 2,3 % de février 2001 à février 2002.

La montée des prix des aliments, des produits du tabac et de l’électricité est au nombre des facteurs ayant contribué à l’augmentation sur 12 mois de l’IPC d’ensemble en février. Les prix des aliments ont crû de 4,3 %, en raison surtout des prix des repas pris au restaurant, des légumes frais et des fruits frais. La majoration de 24,6 % des prix des cigarettes est principalement attribuable à des hausses de taxes. En février, l’indice de l’électricité a progressé de 16,2 % comparativement à celui observé en février 2001. Les deux tiers de cette augmentation s’expliquent par un crédit de 200 $ consenti par le gouvernement de la Colombie-Britannique en février 2001. Ce crédit a réduit la facture moyenne d’électricité pour ce mois à zéro.

La chute des prix de l’essence (-15,4 %) et du mazout (-23,4 %) a exercé un effet de ralentissement important sur l’indice en février. Cette baisse de prix s’explique en bonne partie par le prix du pétrole, qui était inférieur d’environ 12 $ le baril à celui enregistré en février 2001. Une baisse des prix de l’hébergement pour voyageurs, en grande partie en raison du ralentissement économique, a aussi contribué à modérer la hausse de l’IPC.

Hausse mensuelle de l’IPC plus forte qu’en janvier

Après une progression de 0,3 % de décembre à janvier, l’IPC a augmenté de 0,6 % de janvier à février. La hausse de février est surtout attribuable à la majoration des prix des vêtements pour femmes, des voyages organisés, de l’hébergement pour voyageurs, de l’essence et des légumes frais. Le fléchissement des prix des fruits frais et du coût d’intérêt hypothécaire a atténué ces augmentations.

L’indice des vêtements pour femmes a progressé de 4,6 % en février, alors que plusieurs articles étaient de nouveau vendus à des prix réguliers à la suite des ventes au rabais effectuées en janvier. Les hausses de prix dans ce secteur se sont surtout fait sentir au Québec, en Ontario et en Alberta.

Les prix des voyages organisés ont crû de 10,9 % de janvier à février. Cette progression mensuelle est du même ordre de grandeur que celles observées pour le même mois depuis 1998.

Les prix de l’hébergement pour voyageurs se sont accrus de 5,3 %. La hausse la plus importante a été enregistrée au Québec (+10,6 %), alors que le Carnaval de Québec battait son plein.

En février, les consommateurs ont payé l’essence 1,4 % de plus qu’en janvier. Cette hausse mensuelle est moins importante que celle de janvier (+2,5 %). Les majorations de prix se sont situées entre 0,1 % à l’Île-du-Prince-Édouard et 4,5 % en Alberta, alors que les prix ont diminué en Saskatchewan (-3,4 %), au Nouveau-Brunswick (-1,2 %) et à Whitehorse (-2,2 %).

Les prix des légumes frais ont continué leur progression en février (+4,1 %). Le mauvais temps aux États-Unis et au Mexique explique en partie ces hausses de prix. Le prix du brocoli, par exemple, a presque doublé par rapport à son niveau normal pour cette saison. La baisse de 8,5 % du prix des tomates, attribuable entre autres à la température plus clémente en Floride, a toutefois ralenti la hausse de l’indice des légumes frais.

Les fruits frais ont affiché un recul de 4,3 % en février. Une plus grande disponibilité et des sources d’approvisionnements diversifiées ont contribué au recul de certains prix.

L’indice du coût d’intérêt hypothécaire a fléchi de 0,5 %. Bien que le prix des maisons neuves ait été en hausse dans la majorité des villes canadiennes, l’effet des taux d’intérêts toujours à la baisse l’a emporté sur ces hausses de prix. Toutefois, seule une proportion des hypothèques (les nouvelles et les renouvelées) est touchée par les taux d’intérêts du mois courant. Les autres hypothèques, qui font aussi partie du calcul de l’indice, sont touchées par les taux d’intérêts antérieurs au mois courant.

Source : Reuters

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada

http://www.statcan.ca/

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