Payant de réduire les gaz à effet de serre

Une étude américaine publiée dans le Journal of Dairy Science démontre qu’avec une empreinte carbone plus faible et des vaches produisant plus de lait, les producteurs se retrouvent dans une situation plus profitable à tous point de vue, même pour les vaches.

Les chercheurs Di Liang et Victor E. Carbrera du département de sciences laitières de l’Université du Wisconsin à Madison ont utilisé un modèle de système agricole intégré (integrated farm system model : IFSM), provenant du département américain de l’agriculture, pour simuler les performances d’une ferme laitière représentative du Wisconsin et pour prédire à la fois les résultats financiers et environnementaux sur une période de 25 ans. La simulation a pris en compte les nombreux procédés interractifs qui incluent les cultures, les pâtures, la récolte, l’entreposage des aliments, la paissance, l’alimentation et la gestion des fumiers.

« Nous avons découvert que les émissions de gaz à effet de serre par kilogramme de lait produit corrigé selon l’énergie sera réduit par l’augmentation de la production laitière, la diminution du taux de remplacement du troupeau et l’augmentation de l’efficacité reproductive, dit Victor E. Carbrera. En conséquence, des stratégies de gestion de fermes laitières appropriées peuvent apporter une solution qui augmente le profit de la ferme tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. »

Dans leur modèle, la ferme avait 100 vaches laitières de grande taille et 100 hectares de champs loués. La topographie et le type de sol ont été définis, ainsi que les variétés de cultures (luzerne et maïs), le nombre et les variétés d’équipements de ferme, aussi bien que les cédules de plantation et de récolte. Les chercheurs ont mesuré comment le modèle a réagi à deux pratiques de gestion importantes : la production laitière ciblée – laquelle allocation d’aliments a été variée pour atteindre un niveau produit par animal – et la structure du troupeau tel que représenté par le pourcentage de vaches au premier vêlage.

« L’industrie laitière est engagée dans la viabilité économique de nos fermes en sélectionant une nouvelle génération de vaches en santé, ayant une longue vie et un haute production laitière », explique l’éditeur en chef du Journal of Dairy Science, Matthew C. Lucy, également professeur en sciences animales à l’Université du Missouri. « Ce que les modèles nous disent, c’est qu’en travaillant vers ce but, nous allons réduire l’empreinte carbone de notre industrie. » Selon lui, cette étude démontre aussi que réduire l’empreinte carbone de la production laitère ne va pas à l’encontre de la profitabilité de la ferme et qu’en fait, les deux sont complémentaires.

Source : Elsevier.com

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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