La viticulture française, notamment dans le Languedoc-Roussillon, devra se restructurer pour affronter la concurrence des vins du Nouveau Monde, ou son avenir s'annonce sombre.
Des militants anti-OGM se réclamant de la Confédération paysanne, des Amis de la Terre, d'Attac, des Verts et de Sud-PTT ont saccagé mardi un champ d'expérimentation de maïs génétiquement modifié chez un agriculteur, à Labrihe, dans le Gers, selon la direction de Monsanto France.
Greenpeace a demandé vendredi à la France d'interdire l'importation du soja génétiquement modifié « Roundup Ready » (RR) de Monsanto à la suite d'une étude scientifique belge faisant état de la présence d'ADN inconnu dans ce soja.
José Bové estime que la présence de résidus de pesticides dans les fruits et légumes français illustre une nouvelle fois la logique productiviste à l'oeuvre dans l'Hexagone depuis plusieurs décennies.
La viticulture française, qui traverse une crise sans précédent sur le marché mondial, est essentiellement victime de son manque de rigueur, de son inadaptation au marché et de son arrogance.
Elle demeure modeste, mais se développe: la production française de lait biologique a atteint l'an dernier 121 millions de litres (dont 117 millions de litres de lait de vache), soit 0,5% de la production totale.
Le XXIe siècle sera biotech. La France ne le réalise pas pleinement. Pourtant, nous sommes largement entrés dans cette troisième révolution industrielle.