Les initiatives prévues au budget répondent aux préoccupations des producteurs

Ottawa (Ontario), 23 février 2005 – Selon le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Andy Mitchell, les initiatives annoncées lors de la présentation du budget fédéral le 23 février tiennent compte des priorités relevées par les producteurs.

Le gouvernement du Canada et les producteurs s’entendent sur le fait que ces derniers ne devraient pas avoir à déposer un certain montant chaque année pour être admissibles au Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA).

« Nous savons que l’exigence actuelle de dépôt au titre du PCSRA préoccupe grandement les producteurs, a affirmé le ministre Mitchell. Je suis résolu à examiner, avec mes collègues des provinces et des territoires, des solutions de rechange à cette exigence. »

Selon des documents portant sur le budget, les initiatives mises en place depuis le dernier budget et les nouvelles initiatives ont une valeur totale de 674 millions de dollars, ce qui comprend les 488 millions de dollars destinés aux inspections et aux mesures de salubrité des aliments additionnelles.

Dans le cadre d’initiatives clés du budget de 2005, on alloue 104 millions de dollars sur quatre ans à la Loi sur les programmes de commercialisation agricole pour élargir la portée du programme d’avances de fonds de manière à inclure les éleveurs.

De plus, le gouvernement du Canada a annoncé que 17,1 millions de dollars supplémentaires, dans le cadre de la stratégie de repositionnement de l’industrie canadienne des animaux d’élevage d’une valeur de 488 millions de dollars, serviront à accroître la capacité d’abattage par le truchement du Programme de réserve pour pertes sur prêts. En outre, le budget prévoit 80 millions de dollars répartis sur deux ans pour le retrait des matières à risque spécifiées des aliments pour animaux. On examinera également d’autres priorités concernant la gestion des animaux âgés et d’autres enjeux de la stratégie de repositionnement dans le contexte de la réouverture de la frontière américaine.

Le gouvernement du Canada répond au secteur des coopératives et reconnaît le rôle important que jouent les coopératives agricoles dans le développement régional et au sein des collectivités rurales. Il prend des mesures pour les aider en permettant aux membres des coopératives de reporter l’impôt sur les ristournes qu’ils reçoivent sous forme de parts jusqu’à ce qu’ils vendent ces parts.

Le budget prévoit également un montant additionnel de 21 millions de dollars qui sera versé à la Commission canadienne des grains au cours de l’exercice à venir. Le gouvernement vise ainsi à aider la Commission à exécuter le programme d’assurance de la qualité qui est un élément primordial de la réussite des exportations de grains canadiens. Les producteurs ont qualifié les travaux de la Commission comme essentiels à l’industrie.

De plus, le gouvernement du Canada a prévu 5 millions de dollars pour étudier comment l’expertise en gestion agricole durable de l’Administration du rétablissement agricole des Prairies peut être offerte à tous les agriculteurs canadiens.

M. Mitchell a fait remarquer que les producteurs avaient touché des paiements de programme totalisant 4,8 milliards de dollars en 2003 et un montant record de 4,9 milliards de dollars en 2004. Il a promis que les gouvernements continueraient à soutenir les producteurs et à répondre à leurs préoccupations.

« Le gouvernement du Canada a écouté ce que les producteurs avaient à dire et tient compte de leurs priorités, a déclaré le ministre Mitchell. Nous avons soutenu les producteurs alors qu’ils traversaient une période difficile. Les mesures contenues dans le budget mettent en lumière notre volonté d’appuyer les producteurs dans l’avenir. »

M. Mitchell a également souligné le fait qu’Agriculture et Agroalimentaire Canada a participé au nouveau processus d’examen des dépenses, dans le cadre duquel le gouvernement a évalué de manière approfondie ses programmes et ses dépenses afin que des fonds alloués à des domaines de moindre importance soient réaffectés à des domaines prioritaires. Il a aussi fait valoir que la réaffectation est une démarche de longue durée et que le Ministère et les organismes du portefeuille de l’agriculture procéderont à d’autres réaffectations au besoin.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

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