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Les néonicotinoïdes font la manchette en Ontario

L’usage des néonicotinoïdes en grandes cultures ne cesse de faire la manchette en Ontario.

Début septembre, deux importants producteurs de miel ont déposé une demande de recours collectif de 450 $ millions contre Bayer CropScience et Syngenta. Les apiculteurs réclament des dommages pour les pertes qui auraient été causées par l’usage de néonicotinoïdes et souhaitent que les insecticides utilisés en enrobage de semence soient sans risques pour les pollinisateurs et l’environnement.

Lire l’article sur le recours collectif dans le journal Agricom

Cette semaine (7 octobre), le commissaire à l’environnement de l’Ontario, Gord Miller, a déposé son rapport annuel. Il recommande carrément le retrait des néonicotinoïdes en agriculture.

Gord Miller affirme que ces pesticides représentent la plus grande menace aux écosystèmes de l’Ontario en 50 ans. Les abeilles et autres insectes pollinisateurs ne seraient pas les seuls touchés.

« Les néonicotinoïdes peuvent s’accumuler dans le sol et avoir potentiellement des effets adverses sur les écosystèmes du sol. Il est possible qu’ils soient prélevés par des plantes semées ultérieurement ou par des plantes sauvages. Ils peuvent aussi migrer dans l’eau de surface et souterraine. Le ruissellement et la dérive peuvent avoir un impact sur les invertébrés aquatiques dans les ruisseaux et les étangs », peut-on lire dans le rapport.

Le commissaire se défend de critiquer les producteurs pour leur usage des néonicotinoïdes. Il a déclaré que les producteurs ont été informés par les agences de réglementation que ces produits étaient sécuritaires, mais qu’on réalise aujourd’hui que ce fut une erreur.

L’association de producteurs Grain Farmers of Ontario a qualifié le rapport « d’irresponsable » et réclamé avec succès une rencontre avec le commissaire Gord Miller.

Sources : Agricom et Better Farming

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