Meilleur accès des pois fourragers canadiens au marché chinois

Ottawa (Ontario), 19 avril 2002 – La Chine vient de réduire la taxe frappant les pois fourragers en provenance du Canada et d’autres pays, à la suite de longues pressions exercées par le gouvernement du Canada.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle
Vanclief, a annoncé aujourd’hui que le gouvernement chinois
abaissait de 17 à 13 pour cent sa taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
touchant les pois fourragers. Cette réduction ramène la TVA sur

les pois fourragers, qui sont utilisés surtout dans l’alimentation
des porcs, au taux de droit imposé aux autres produits fourragers.
Par le passé, les pois fourragers canadiens étaient frappés d’une
taxe qui était aussi élevée que celle touchant les pois secs
destinés à l’alimentation humaine.

« Je suis ravi que le gouvernement chinois ait accepté de réduire
la taxe sur les pois fourragers, a déclaré M. Vanclief. Cette
décision permettra au Canada de bénéficier d’un accès plus
équitable au marché chinois. De plus, elle stimulera nos ventes à
l’étranger. »

La Chine vient au cinquième rang des débouchés du Canada pour ses
pois secs; la valeur des importations chinoises s’est établie à
27,1 millions de dollars en 2001. Par ailleurs, le Canada est le
principal fournisseur de pois secs de ce pays. Au cours des

quatre dernières années, il a exporté 270 000 tonnes de pois secs
à la Chine, pour une valeur de 62,5 millions de dollars.

Depuis plusieurs années, l’amélioration de l’accès des pois
fourragers au marché chinois est une priorité du secteur des
légumineuses, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada et du
ministère des Affaires étrangères et du Commerce international.
La Commission canadienne des grains devra certifier les
expéditions de pois fourragers destinés à la Chine en indiquant
que le produit est de « qualité fourragère ». La réduction de la
TVA permettra aux pois secs canadiens de mieux rivaliser avec
d’autres produits fourragers. En outre, les Chinois seront
davantage intéressés à les importer. Les pois fourragers
canadiens constituent une excellente option pour les minoteries
fourragères chinoises puisque dans ce pays, les aliments destinés
au bétail comportent des carences en sources de protéine et

d’énergie.

Lorsque la Chine s’est jointe à l’Organisation mondiale du
commerce (OMC), elle s’est engagée à réduire de cinq pour cent les
tarifs à l’importation sur les pois secs, assurant ainsi la parité
entre les pois fourragers et les autres produits fourragers
importés. C’était également un enjeu prioritaire pour le Canada
dans ses négociations avec la Chine, avant qu’elle ne soit membre
de l’OMC.

L’accroissement des possibilités commerciales au profit des
producteurs canadiens fait partie des objectifs du Cadre
stratégique pour l’agriculture proposé, dont ont convenu en
principe les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de
l’Agriculture l’an dernier. Le Cadre vise à faire du Canada le
chef de file mondial en matière de salubrité des aliments, de
production écologique et d’innovation.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

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