Production de fruits et de légumes en 2004

Ottawa (Ontario), 25 février 2005 – Les producteurs de fruits et les producteurs de légumes des divers coins du pays ont été touchés par de mauvaises conditions climatiques en 2004, le temps frais ayant nui à un grand nombre de cultures.

Les producteurs ont consacré une superficie de 119 000 hectares aux légumes (sauf les pommes de terres). Il s’agit d’une diminution de 6 % par rapport à 2003 selon l’Enquête sur les fruits et légumes, qui a été menée auprès de 13 000 producteurs. La superficie totale consacrée aux fruits a diminué de 3 % pour s’établir à 100 000 hectares.

Le temps frais de l’été dernier a surtout nui à la culture de maïs sucré, la plus importante culture de légumes sur le plan de la superficie. La production a chuté de 11 % pour s’établir tout juste au-dessus de 286 000 tonnes métriques. L’Ontario et le Québec représentent à eux seuls 85 % de la superficie consacrée au maïs sucré au Canada, soit un peu plus de 28 500 hectares.

La production de maïs sucré en Ontario a chuté de 18 % comparativement à celle de 2003, pour s’établir à environ 172 000 tonnes métriques. Les producteurs de l’Ontario ont connu une saison humide et fraîche, laquelle a entraîné l’an dernier une baisse de près de 8500 hectares de la superficie en légumes.

Par ailleurs, la production de tomates en Ontario a augmenté de 18 % pour se situer à près de 590 000 tonnes métriques. La province produit 98 % de la production totale de tomates au Canada.

Bien que les producteurs du Québec aient également été touchés par les précipitations excessives, leur production de maïs a augmenté étant donné la hausse de la superficie ensemencée. La production de betteraves, de brocolis et de choux-fleurs a été très bonne, tant en Ontario qu’au Québec.

Parmi les cultures fruitières du Canada, les cultures de bleuets, de pommes et de raisins ont été les plus importantes, ayant totalisé près de 77 100 hectares, soit 78 % de la superficie fruitière totale.

La production de bleuets à l’échelle du pays a augmenté de 4 % pour se situer à environ 82 000 tonnes métriques, soit le volume le plus important en cinq ans, grâce à une hausse de la superficie et aux conditions climatiques favorables.

Ensemble, la Nouvelle-Écosse et le Québec ont cultivé 62 % de la superficie totale en bleuets au pays. Bien que la production en Nouvelle-Écosse ait chuté de près de 30 % pour s’établir à environ 19 000 tonnes métriques, en raison d’un printemps humide et frais qui a atténué la pollinisation, les producteurs de bleuets du Québec ont affiché une hausse de 58 % de leur production.

De plus, les conditions climatiques ont été favorables aux producteurs de raisins canadiens, dont la production annuelle a atteint un sommet de 78 000 tonnes métriques, en hausse de 42 % par rapport à 2003. Il s’agit de la production la plus élevée en cinq ans. Les producteurs de l’Ontario et de la Colombie-Britannique produisent 99 % de la production canadienne de raisins.

La production de pommes au pays a chuté de 5 %, pour s’établir tout juste en deçà de 395 000 tonnes métriques, en raison des mauvaises conditions climatiques lors de la pollinisation, qui a entraîné une diminution du nombre de fruits par arbre dans les principales provinces productrices (Ontario, Colombie-Britannique, Québec et Nouvelle-Écosse). Cependant, la qualité a été excellente partout au pays.

Les producteurs ne comptaient que 23 000 hectares de pommes l’an dernier, soit une diminution par rapport à la superficie de près de 25 000 hectares en 2003. Les agriculteurs ont recours à des cultivars nains et semi-nains leur permettant d’obtenir la même production à l’aide d’une superficie moindre. L’offre abondante de pommes bon marché à l’échelle mondiale constitue un autre facteur expliquant la diminution.

Le numéro de février 2005 de la publication Production de fruits et de légumes, vol. 73, no 2 (22-003-XIB, 25 $ / 50 $), qui est publiée deux fois par année, soit en juin et en février, est maintenant en vente. Une version imprimée est également offerte sur demande à un prix différent.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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