Réponse de l’IPC à un rapport sur l’utilisation des pesticides

Winnipeg (Manitoba), 18 septembre 2000 – L’Institut canadien pour la protection des cultures a publié aujourd’hui une réponse complète au rapport du Comité permanent de l’environnement et du développement durable de la Chambre des communes, « Les pesticides : un choix judicieux s’impose pour protéger la santé et l’environnement » (mai 2000). Dans sa réponse, l’Institut soulève des imprécisions et des points qui ne correspondent pas aux objectifs du comité parlementaire, soit les commentaires sur la gestion et l’utilisation actuelles des pesticides au Canada. Non seulement le rapport n’a pas souligné les pesticides qui sont utilisés actuellement, mais il n’a pas reconnu non plus les processus rigoureux déjà en place. L’Institut a aussi présenté des recommandations dans le but d’améliorer la réglementation des pesticides au Canada.

L’Institut a retenu les services de CANTOX Health Sciences International pour évaluer l’aspect scientifique du rapport du comité. CANTOX était d’avis que « le rapport porte en grande partie sur des pesticides abandonnés… plutôt que de se concentrer sur des pesticides homologués. » L’organisme conclut donc : « En général, la valeur du rapport reste douteuse pour ce qui est d’évaluer les risques pour la santé, ainsi que les risques pour l’environnement et le développement durable. »

« Nous avons tous intérêt à protéger la santé publique et l’environnement. Il faut tenir compte des avantages que les pesticides présentent pour les agriculteurs dans l’évaluation des risques lorsque l’on parle de leur utilisation, a expliqué Lorne Hepworth, le président de l’Institut. Le fondement scientifique du gouvernement est solide et les Canadiens peuvent compter sur un système de réglementation assez strict. Songer à éliminer les pesticides en se basant sur les conclusions erronées de ce rapport est une erreur de jugement qui mettrait en danger l’avenir de l’agriculture au Canada. »

L’Institut suggère plutôt une approche plus responsable, plus équilibrée et plus durable, qui insiste sur la réduction du risque global en se servant de la lutte antiparasitaire intégrée comme outil principal. Cette dernière technique fait partie des pratiques de gestion intégrée des cultures. Il s’agit en fait d’une stratégie globale qui consiste à gérer la rentabilité des cultures et à respecter l’environnement en fonction du sol, du climat et des conditions environnementales à l’échelle locale.

« Nous devons continuer à nous fier sur un fondement scientifique impartial pour l’avenir de l’évaluation et de la réglementation des pesticides, a précisé M. Hepworth. Nous désirons une réglementation qui continue de satisfaire aux normes élevées de santé et sécurité du Canada et qui contribue à la compétitivité agricole et à la santé de l’environnement. Notre but ultime est de collaborer avec le gouvernement à établir une réglementation juste qui s’appuie sur des fondements scientifiques, afin d’accepter les technologies émergentes et les progrès scientifiques et de soutenir les agriculteurs, les propriétaires domiciliaires et l’environnement. »

L’Institut et ses membres ont toujours eu pour objectif la protection de la santé humaine et de l’environnement. En luttant contre les parasites vecteurs de maladies et en améliorant la qualité et le rendement des cultures d’aliments et de produits fibreux, les produits de l’industrie jouent un rôle vital dans le maintien de la qualité de vie des Canadiens. L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada effectue des évaluations individuelles de ces produits, peu importe leur utilisation, avant qu’ils puissent être vendus et utilisés au Canada. L’agence n’approuve seulement que les pesticides qui sont sécuritaires lorqu’ils sont utilisés convenablement et qui donnent les avantages pour lesquels ils ont été créés.

Parmi les recommandations de l’Institut : « Nous avons suggéré au gouvernement qu’un groupe d’experts, comme ceux de la Société royale du Canada, devrait être chargé d’étudier le fondement scientifique des politiques, directives et règlements nouveaux en ce qui a trait à la protection de la santé humaine et animale et de l’environnement, a indiqué M. Hepworth. Nous pensons que pour faciliter la transparence et la procédure établie, le public devrait avoir l’occasion de faire ses commentaires au moment opportun. L’Institut est d’accord avec l’utilisation de documents de décision d’homologation des pesticides pour informer le public et s’en servir à des fins de consultation avant de prendre une décision finale sur les nouveaux ingrédients actifs. »

L’Institut recommande aussi une étude sur les conséquences commerciales des politiques actuelles et futures en matière de règlements. La réévaluation, les changements récents aux politiques et les changements éventuels d’une révision de la Loi sur les produits antiparasitaires auront un impact considérable sur le nombre et le type de produits offerts aux producteurs du Canada, surtout pour les usages mineurs. La position de l’Institut est que tous les producteurs doivent être en mesure de faire prospérer leurs exploitations dans un contexte mondial avec des outils de lutte antiparasitaire équivalents. Le succès des stratégies de lutte antiparasitaire intégrée dépendent aussi de la disponibilité d’un nombre convenable de produits antiparasitaires pour arriver à régler des problèmes comme ceux de la gestion de la résistance.

« Nous continuons de dire au gouvernement que nous voulons participer aux discussions sur la réglementation de notre industrie, sur les inquiétudes par rapport à la façon dont notre industrie se comporte et sur la sécurité des technologies. Nous sommes bien placés pour favoriser des discussions honnêtes et l’échange de points de vue différents », a ajouté M. Hepworth. Il est possible de consulter le texte complet de la réponse de l’Institut au rapport du comité parlementaire en visitant le site l’IPC ou en composant le (416) 622-9771.

Avec sa philosophie de responsabilité et de respect de l’environnement, l’Institut canadien pour la protection des cultures et ses membres veulent protéger les consommateurs, l’environnement et l’avenir du secteur agricole au Canada. L’Institut représente les fabricants, les concepteurs et les distributeurs de solutions phytoscientifiques pour l’agriculture, la foresterie et la lutte antiparasitaire.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

CANTOX Health Sciences International

http://www.cantox.com/

Institut pour la protection des cultures (Crop Protection Institute)

http://www.cropro.org

Commentaires