Sauvons le glyphosate!

Le glyphosate est un merveilleux outil de désherbage. Il est peu coûteux, très efficace et au Québec, encore aucune mauvaise herbe n’y a développé une résistance. Pourquoi devrions-nous changer nos pratiques, alors que les cas de mauvaises herbes résistantes au glyphosate les plus près de chez nous sont à plus de 700 km dans le sud-ouest de l’Ontario?

La réponse est simple : il faut sauver le glyphosate! Si un jour cet herbicide perd son efficacité, nos coûts de désherbage monteront en flèche!

« Le Québec tient bon, mais la résistance pourrait apparaître. Elle est en progression partout autour de nous, constate Gilles Leroux, malherbologiste à l’Université Laval. Je souhaite que la technologie Roundup Ready et que le glyphosate demeurent efficace, parce que d’après moi, ce n’est pas d’ici cinq ans qu’on découvrira un herbicide aussi polyvalent et abordable que celui-la. »

Bayer CropScience Canada vient de lancer la campagne Mix It Up, qui mise sur la recherche et sur la promotion de bonnes pratiques agronomiques pour prévenir l’apparition et la dispersion de mauvaises herbes résistantes. Devant un groupe de représentants de Synagri en décembre dernier, l’agronome Simon Octeau a déclaré : « Que l’on soit chez BASF, Syngenta ou Bayer, nous voulons tous protéger le merveilleux outil qu’est glyphosate. »

Chez Monsanto, qui a lancé le glyphosate sous la marque Roundup dans les années 1970 et qui détient encore aujourd’hui la propriété intellectuelle des caractères Roundup Ready, la protection du glyphosate est une bataille de tous les jours. La multinationale propose sur Internet l’outil Weed Tool, qui permet aux producteurs d’évaluer les risques de développement de résistances pour chacun de leurs champs. Elle encourage largement l’utilisation de mélanges en réservoir pour ne pas s’en remettre entièrement au glyphosate lors du désherbage.

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