Pas de répit pour le soya

Septembre est à nos portes mais le blogue du ministère ontarien de l’Agriculture (MAAARO) rappelle que la vigilance est toujours de guise. Certains prédateurs du soya sont en effet suffisamment actifs pour causer des dommages et il est encore temps d’intervenir si nécessaire.

Chrysomèle du haricot

Ce n’est pas la défoliation du feuillage qu’il faut craindre de la part de la chrysomèle du haricot puisqu’elle est rarement dommageable à ce stade. C’est plutôt leur appétit pour les des gousses par les chrysomèles qui peut causer un problème, surtout à ce stade-ci de développement des gousses. Une fois endommagées, ces dernières peuvent laisser entrer des maladies qui peuvent affecter la qualité des fèves.

Investigation pour le stade R4-R6 du soya IP et soya à semence : Vérifier 20 plants dans cinq zones différentes du champ, en évitant les bords. Déterminer le pourcentage de défoliation et le nombre de gousses endommagées ou tombées, ainsi que le nombre d’insectes adultes. Intervention : Si 10% des gousses affichent des blessures liées à la chrysomèle ET si les insectes sont encore actifs dans le champ, une pulvérisation est souhaitable. Si des gousses sont trouvées au sol parce qu’elles ont été coupées, le même scénario s’applique. Il faut considérer l’intervalle de temps d’ici la récolte avant de prendre la décision de pulvériser.

Puceron du soya

En Ontario, le puceron du soya est en augmentation, particulièrement dans l’est de la province. Certains champs au sud ont affiché une baisse des populations, probablement grâce à une hausse des prédateurs naturels.

Investigation : Les champs de soya présentant une présence de pucerons devraient être inspectés à tous les 7 à 10 jours, jusqu’à ce que la culture atteigne et ait bien entamé le stade R6. La tournée devrait se faire aux 3-4 jours à mesure que ce stade approche. Examiner 20 à 30 plants au hasard dans le champ en évitant les bords. Estimer ensuite le nombre de pucerons et celui des prédateurs. Un minimum de deux visites est nécessaire pour confirmer une hausse de population de pucerons de soya. Le stade critique est une population de 250 pucerons par plant et une hausse de 80% de leur présence de R1 à R5. Au-delà du début du stade R6, une pulvérisation n’est pas estimé rentable d’un point de vue économique. Les intervalles pré-récolte ont aussi été atteints.

L’application gratuite Aphid Advisor app (en anglais seulement) peut donner un coup de pouce dans la prise de décision à savoir si une pulvérisation est nécessaire ou non. Cette dernière tient compte du nombre de pucerons et de prédateurs présents sur le plant, fait un calcul sur les pucerons qui resteront sur place en tenant compte des prédateurs et conseillera ou non de pulvériser, selon le résultat.

Source: Field Crop News

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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