Consommation de viande en baisse aux USA

Nos voisins américains diminuent leur consommation de viande, et en particulier celle du bœuf, selon l’étude Power of Meat 2013. Le prix serait la principale raison en cette période de budgets familiaux serrés, mais d’autres facteurs sont en cause.

Le rapport, publié par l’American Meat Institute (Institut américaine de la viande) et la Food Marketing Institute (Institut de marketing alimentaire) avec le financement de Cryovac, illustre les défis et les opportunités que l’industrie du bœuf doit affronter en matière de ventes et de parts de marché.

Selon l’étude, les consommateurs préparent 5,1 repas à la maison par semaine, dont 3,6 d’entre eux contiennent de la viande ou du poulet, une baisse comparée aux 4,1 repas l’an dernier. Chaque fin de semaine, les répondants mangent en moyenne 0,9 repas cuisinés à l’extérieur, soit au restaurant ou à la maison sous forme de prêts à emporter. L’étude n’a pas analysé le contenu des mets cuisinés à l’extérieur de la maison.

Le nombre de consommateurs avouant inclure de la viande dans au moins un repas par semaine est de 93%, soit un point de pourcentage de moins qu’en 2012. Cette valeur se maintient autour de 93 à 94% depuis 2009. Toutefois, seulement 69% rapportent inclure de la viande au moins trois fois par semaine, comparativement à 74% l’an dernier. De plus, 18% incluent de la viande six fois par semaine comparativement à 23% en 2012.

La plus importante baisse survient dans la viande de bœuf, ce qui n’est pas une surprise alors que le prix du bœuf a connu une plus importante augmentation au cours des dernières années. Le rapport démontre que le prix de détail du bœuf a augmenté de 7,4% comparativement à l’année précédente, et la vente de bœuf a diminué de 6,3%. À l’opposé, le prix du porc a augmenté de 0,8% et le prix du porc n’a diminué que de seulement 0,3%. Le prix du poulet au crû de 4,4%, mais le poulet demeure la viande la plus abordable et la vente a augmenté d’un peu moins de 1%.

En plus du prix, certains consommateurs invoquent la santé et des considérations nutritionnelles comme raisons pour couper le bœuf et la viande en général.

Le rapport complet est disponible sur le site de la Food Marketing Institute.

Source : Drovers Cattle Network

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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