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2018, une année record pour le marché des viandes

Après une année 2017 qui ne passera pas à l’histoire, l’année 2018 s’annonce, au contraire, une année historique. L’offre de viandes devrait atteindre des niveaux records aux États-Unis durant la prochaine année. C’est ce qu’explique le stratège de marché Gabriel Joubert-Séguin de RJO’Brien.

Porc 2017

En 2017, le prix du porc a été bon, mais pas exceptionnel. En début d’année, le prix du porc a été plus élevé  que les deux années précédentes en raison d’une pénurie de bacon. Par la suite, le prix a été dans les moyennes.

À l’automne, une bonne nouvelle a sourit aux producteurs de porc qui ont pu terminer l’année sur une note positive. « Nous avons évité la catastrophe de 2016 en raison de l’arrivée de deux nouveaux abattoirs ouverts à l’automne », explique Gabriel Joubert-Séguin. Puisque les abattoirs ont besoin de volume, ils sont prêts à offrir un meilleur prix aux producteurs. Ensemble, ces deux nouveaux abattoirs abattent 20 000 porcs par jour.

En fin d’année, les exportations américaines ont été bonnes, ce qui a permis de maintenir le prix malgré une offre de viande de porc en croissance.

Porc 2018

« Je prévois que les prix seront meilleurs en 2018 qu’ils l’ont été en 2017 parce que la marge des abattoirs diminuera », explique Gabriel Joubert-Séguin. Depuis deux ans, la marge des abattoirs était grande, ce qui a stimulé l’implantation des deux nouveaux abattoirs. Ensuite, le marché se rééquilibrera. « C’est un gain pour les éleveurs », dit le stratège.

La production de porc restera grande en raison du bas prix des grains. « 2018 devrait être mieux que 2017, mais ce ne sera pas phénoménal », dit-il.

Bœuf 2017 et 2018

« L’année 2017 a connu un bon début pour le boeuf, mais par la suite, les prix se sont stabilisés en raison d’une production élevée à la fin de 2017 », résume Gabriel Joubert-Séguin.

Le début de 2018 est marqué par un fort placement de veaux dans les parcs d’engraissement américains à l’automne 2017. Ces bouvillons prendront le chemin de l’abattoir durant les deux premiers trimestres de 2018. Le grand volume de viande qui en résultera fera baisser les prix des bouvillons.

« Pour ensuite se stabiliser, dit Gabriel Joubert-Séguin. Nous retournerons vers un marché un peu plus équilibré. Une fois que cette vague sera passée, nous ne prévoyons rien d’extraordinaire étant donné qu’il y aura beaucoup de porc et de volaille sur les marchés. » Notons que depuis 20 ou 25 ans, la consommation du bœuf tend à diminuer au détriment de la volaille.

Global 2018

Selon le Département américain de l’agriculture (USDA), la quantité de viande de porc, volaille et bœuf pour consommation en sol américain atteindra des records de plus de 220 livres par personne, soit 100 kg. Ce chiffre représente la production locale, plus les importations, moins les exportations. « Ça limite le potentiel d’augmentation des prix », dit Gabriel Joubert-Séguin. En effet, le consommateur est limité dans la quantité de viande qu’il peut ingérer.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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