Entre productions conventionnelle et biologique, y a-t-il un juste milieu ? Les producteurs de pommes du Québec en sont convaincus. Ils font le pari de la production fruitière intégrée (PFI) pour rehausser les standards de qualité dans leur filière et reprendre des parts de marché.
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Quand les chaînes et les consommateurs se mettront à apprécier une pomme d’ici plus saine et plus respectueuse de l’environnement, certification à l’appui, d’autres productions fruitières ou maraîchères, emboîteront peut-être le pas.
Si peu de bruit a été fait autour de la PFI, c’est d’abord parce qu’il s’agit essentiellement d’un programme technique. Depuis 2001, au Québec, toutes les pratiques au verger ont été revues, améliorées et consignées dans un cahier de charge qui fera l’objet d’un projet pilote chez des entreprises pomicoles cet été.
L’objectif est de concilier « qualité des fruits, rentabilité de l’entreprise, durabilité de la production, protection de l’environnement, respect de la santé et de la sécurité des employés et citoyens », selon les documents de la Fédération des producteurs de pommes du Québec (FPPQ).
Avec cet ambitieux projet, nos producteurs, leur fédération, leurs conseillers et les chercheurs de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) font figure de pionniers à l’échelle de l’Amérique du Nord. La PFI est déjà implantée en Europe, notamment chez les pomiculteurs français. Sur notre continent, d’autres régions s’y intéressent, mais aucune n’est aussi avancée que le Québec.
Lisez l’article complet dans Le Bulletin des agriculteurs de mars 2011, version magazine.