De la caméline dans un système de production de maïs-soya?

camelineLa caméline appartient à la grande famille des moutardes. Utilisée dans certaines régions comme culture de couverture afin de protéger les sols contre l’érosion durant l’hiver, elle peut aussi être cultivée pour son huile. Une équipe de chercheurs du Service de recherche en agriculture (ARS), relié au département américain de l’Agriculture (USDA) et basé à Morris au Minnesota, ont évalué la caméline, le canola et d’autres oléagineux. Le but : étudier leur intégration dans un système de production limité au maïs-soya dans la région du Midwest américain. Leurs conclusions révèlent un gain potentiel pour les producteurs et une amélioration de la santé des insectes pollinisateurs incluant les abeilles.

Une des études compare le soya et la caméline d’hiver en double culture (Double Cropping) et en culture à relais (Relay Cropping). La double culture implique l’implantation du soya après la récolte de la caméline qui s’étire de la mi-juin à la fin juin. Dans le cas de la culture à relais, le soya est semé entre les rangs de caméline avant sa récolte. Voici les principales conclusions :

  • Les rendements de soya sont plus élevés avec le scénario de culture à relais. Ils varient entre 58 % et 83 % du rendement obtenu d’un cultivar pleine saison semé au printemps. Mais la production totale d’huile est 50 % plus élevée avec les deux cultures.
  • Le rendement économique est comparable à la culture de soya seul, mais avec les bienfaits d’une culture de couverture en prime.
  • La caméline peut aussi agir comme pompe à eau si des précipitations importantes surviennent à l’automne ou tôt au printemps. Elle sert aussi de trappe à nitrates.

Une autre étude a mis en relief l’effet de la caméline d’hiver sur les insectes pollinisateurs. La culture est en pleine floraison tôt au printemps, puis fournit du pollen et du nectar habituellement non disponible à ce moment de l’année. Le canola d’hiver attire plus les insectes que la caméline, mais sa survie est moins certaine.

Les efforts se poursuivent pour améliorer le rendement en grains de ces cultures afin qu’elles deviennent des alternatives intéressantes.

Source : ARS Magazine

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